Je suis fâchée !
- Nadia Bussières

- 20 janv.
- 3 min de lecture

Fâchée de :
• ne pas avoir fait plus pour cette femme, brisée par la violence, qui essayait tant bien que mal de s’en sortir ;
• de ces gens qui ont posé des gestes envers elle et qui ne l’ont pas respectée ;
• d’avoir perdu une amie emportée par le cancer ;
• que, dans les dernières années de sa vie, on ne se voyait plus, car on ne croyait plus aux mêmes Dieux ;
• d’avoir respecté son désir de ne pas parler de son état de santé à notre amie qui, elle, aurait voulu lui parler une dernière fois ;
• de savoir que des pseudo-gourous jouent avec la vulnérabilité des gens et font de l’ombrage à ma profession ;
• des nouvelles internationales… OMG !!!!
• de gens intégrés dans notre pays, que l’on côtoie tous les jours et qui devront partir ;
• d’un conflit de travail qui aboutira à la fermeture du terrain de jeux de mes amis et de moi pour la saison ;
• de devoir augmenter nos loyers afin de garantir une saine gestion des immeubles et d’avoir des locataires très mécontents ;
• de comprendre qu’une augmentation de loyer, en plus de toutes les autres dépenses qui augmentent, appauvrit des gens qui ont déjà de la difficulté à joindre les deux bouts et de devoir le faire pareil.
Je suis fâchée !!!!
Depuis le 1er janvier, je me suis blessée au genou et ce n’est pas près de se rétablir. Confinée, ou presque, à la maison, mon passe-temps favori est de réfléchir… trop réfléchir. Quand je réfléchis, ça m’empêche de ressentir. Toutes ces frustrations vivaient à l’intérieur de moi et ma tête ne m’aidait pas du tout à aller mieux. La guerrière en moi s’était levée et n’avait aucune intention de baisser les armes. Mon chum me trouvait un peu piquante…
Et puis, stop !
À la suite d’un coaching, je me suis permis d’aller ressentir ce que ces situations me faisaient vivre. Pas avec la tête, mais avec le cœur.
Qu’est-ce que ça change ?
Quand j’ai de la peine et que je pleure, je me sens mieux après. Eh bien, avec ma colère, c’est la même chose. En me permettant de ressentir pleinement la colère, j’ai fait une crise de colère, et après, ça allait mieux. On entend de plus en plus de gens dire : être au lieu de faire.
En fait, faire m’aurait gardée dans ma tête. Cette colère était cachée, elle m’affectait,. J'en ressentais ses impacts d'une façon inconsciente. J’étais en colère, je pouvais éclater à tout moment, plus rien ne me tentait et mon moral n’était vraiment pas au rendez-vous.
Se permettre d’être, c’est se permettre de faire le chemin dans son corps vers ce qui nous habite, cette trame de fond qui vit à l’intérieur de nous. Je connais ces chemins, mais cette fois-ci, ma tête prenait vraiment trop de place. J’ai eu besoin d’un coach pour m’aider à refaire le chemin vers le cœur. Même si je connais le chemin, ça ne veut pas dire que je n’éprouve pas d’inconfort pour m’y rendre.
Et là, la connexion avec cette frustration s’est faite. Je me suis simplement permis de la vivre pleinement. Je me suis accordé des séances pour laisser sortir la colère. Ça passe réellement par le corps et par la voix. Et je me sens vraiment mieux.
Je ne peux changer aucune des situations écrites plus haut. Par contre, je peux reconnaître qu’elles me causent de la frustration. Lorsque j'accepte l'impact qu'elles ont sur moi, elles ont beaucoup moins d’impact sur moi. Un peu drôle à dire mais c'est vraiment ça. En acceptant, ça diminue.
Si toi aussi tu as envie d’aller voir ce qui se cache dans ton corps, dans ton ressenti, j’offre des cercles de leaders et des accompagnements individuels pour faire le chemin ensemble. Contacte moi!
PS : ce texte a été écrit par moi, mais corrigé par l’IA, parce que je suis aussi fâchée de ne pas savoir écrire sans faire de fautes d'orthographe!!



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