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Mon chemin de Compostelle

Dernière mise à jour : 23 mars


Un premier apprentissage


Au début de septembre, j’ai parcouru 315 km sur le chemin de Compostelle, sur le Camino Francés. Je suis partie de León et je suis arrivée à Santiago. Quinze jours de marche.


J’avais planifié de tenir un journal sur mes réseaux sociaux, mais je n'en ai pas été capable. Le moment était trop intense pour moi. J’avais besoin de garder ça pour moi. Une fois intégré, j’ai maintenant envie de vous partager ce que cette expérience m’a appris.



Avoir une intention claire : lâcher prise


Juste avant de partir, j’ai eu un coaching et un soin. Cela m’a permis de poser une intention claire pour cette expérience : lâcher prise.

Quel meilleur terrain que ce chemin pour apprendre à lâcher prise. Se lever, faire son sac, marcher, manger, rencontrer, partager et recommencer le lendemain. J’avais un itinéraire préétabli et les hébergements étaient déjà réservés.


Pour une fille angoissée comme moi, ce voyage aurait normalement été géré au quart de tour. J’aurais lu tous les avis sur les hébergements, choisi les meilleurs, sélectionné les restaurants, calculé le nombre de kilomètres, etc. Mais pas cette fois-ci.





Les émotions contraires


Puis, des émotions contraires sont arrivées. J’étais angoissée avant d’arriver, mais en même temps, je savais que j’étais à la bonne place. Je devais marcher ce chemin. Ces émotions opposées ont pris toute la place au début de l’aventure.


Je me disais : « Non, mais! Je m’en vais marcher, pourquoi je tremble et j’ai peur? Pourquoi j’ai cette boule d’angoisse au ventre, comme si j’allais combattre un lion? » Et d’un autre côté : « Je suis ici pour profiter du moment. Je sens que c’est juste pour moi d’être ici. »

Je n’ai pas eu le choix d’accepter que chacune de ces émotions avait raison et que je devais les accueillir pour lâcher prise. Accepter que cette aventure, qui me semblait être ce qu’il y avait de mieux pour me transformer, pouvait aussi me créer de l’angoisse. Sans résistance, j’ai accueilli ces sentiments contraires. Accepter que parfois, j’ai peur de l’inconnu, que j’en tremble, mais qu’il y a une autre partie de moi qui me dit : « C’est correct, Nadia, tu es à la bonne place. »

J’aurais préféré être cette personne courageuse qui n’a peur de rien, mais je suis aussi cette personne qui doute et qui a peur.

L’art d’accueillir


J’ai expérimenté ce que j’observe depuis longtemps dans mes accompagnements : pour pouvoir avancer et pour qu’il y ait un changement réel. Le premier pas est souvent d’accueillir ses émotions. Même si cela se fait dans l’inconfort et qu’on a parfois envie de les juger.


Accueillir, c’est aussi se permettre d’être ces deux personnes en même temps, même si on préférerait être quelqu’un d’autre. C’est reconnaître que le courage ne consiste pas à ne pas avoir peur, mais à avancer avec la peur, main dans la main avec elle.


Mon deuxième apprentissage, dans un prochain blogue à venir.


1 commentaire


Lucy Trahan
Lucy Trahan
31 oct. 2025

Une fois que ces barrières sont traversées, on accède à quelque chose de beau, de grand, de magnifique. C'est un beau grand défi que d'y accéder!

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