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Le leadership incarné — et si votre plus grande force, c'était juste d'être vous ?

Dernière mise à jour : il y a 2 jours


Avec ce type de leadership, il n'est pas nécessaire de convaincre, d'influencer ou de motiver à grands coups de stratégies. Il suffit d'être. Être pleinement qui on est, sans chercher à polir les coins qui dérangent.

L'important c'est d'aligner sa tête, son coeur et son corps. Est-ce que vous serez le leader que tout le monde suit? Non. Et vous savez quoi? C'est correct. Un leader incarné  attire naturellement les gens qui résonnent avec ce qu'il dégage. Et quand quelqu'un décide de partir. Il le laisse aller. Parce qu'il sait que retenir quelqu'un qui n'est plus aligné avec lui, c'est vouloir garder quelque chose qui est déjà terminé.



Baisser la lumière


Au début de ma carrière, je croyais profondément que pour être un bon leader il faut être aimé de tous.


J'ai une personnalité forte. Je le sais. Et quand je sentais que quelqu'un rentrait en confrontation avec moi, mon réflexe était de mettre le ''dimmer'' sur ma personnalité. Baisser la lumière. M'ajuster. Arrondir les angles pour éviter le frottement.


Ça ne fonctionnait jamais vraiment. La relation finissait quand même abruptement — comme si quelque chose s'était cassé sans prévenir. Et moi, je passais des nuits blanches à me retourner dans tous les sens, à fouiller dans mes livres de gestion pour trouver le chapitre que j'avais manqué.


Je n'ai pas trouvé la réponse dans les livres. J'ai du plonger dans mon inconfort pour la trouver.


L'acceptation — la vraie, pas le ''plaster''


J'ai dû accepter que je ne pouvais pas plaire à tout le monde. Et je ne parle pas de se le répéter dans sa tête jusqu'à ce que ça sonne vrai. Je parle de l'accepter dans son cœur puis dans son corps. L’incarner pleinement.


Se dire « je ne peux pas plaire à tout le monde » dans sa tête, c'est mettre un ''plaster'' sur l'inconfort. Ça ne change rien en profondeur. Pour que ça descende vraiment, ça prend du temps — et souvent, quelqu'un pour vous aider à plonger dans cet inconfort-là sans en ressortir trop vite.


Pour moi, admettre que plaire à tout le monde avait été mon mode de leadership pendant des années, c'était admettre que je m'étais trahie. Mes idées. Mes besoins. Moi.

Une fois que j'ai osé me l'avouer — vraiment me l'avouer — j'ai commencé à m'observer plutôt qu'à me subir. Chaque fois que l'envie de baisser le ''dimmer'' revenait, je la voyais. Je la nommais. Et tranquillement, j'ai commencé à m'affirmer davantage. À dire ce que je voulais vraiment, non pas dans un combat, mais dans une posture assumée.


Les collaborateurs qui ne résonnaient pas avec ça sont partis. Je ne les ai pas retenus. Même les bons. Même les talentueux. Ils sont allés briller ailleurs — et c'était la meilleure chose à faire pour tout le monde.


Ce qui change quand on lâche prise


Mes projets sont devenus plus solides. Pas parce que j'avais de meilleures idées — parce que j'arrêtais de les diminuer pour ne pas déplaire. 


De nouveaux collaborateurs sont apparus. Des gens qui résonnaient vraiment avec ce que je dégageais, sans rivalité, sans agenda caché. On avait des idées différentes, mais on avait créé un espace pour en débattre sans remettre en doute les personnes — seulement les idées. C'est une nuance énorme.


Mes projets étaient bonifiés par ces nouvelles collaborations. La peur de perdre et de déplaire m'a enfin quittée.

Trois passages pour aller du leader traditionnel au leader incarné


1. Du ''dimmer'' à l'affirmation: Certains leaders ajustent leur posture pour plaire ou pour convaincre. Ils gèrent l'image qu'ils projettent selon le contexte. Le leader incarné, lui, se permet d'être qui il est. Il a appris que sa vraie personnalité n'est pas un problème à gérer — c'est sa force la plus puissante.


2. De la peur au courage: Certains leaders retiennent les gens pour ne pas perdre. Ils prennent des décisions avec le regard des autres en tête. Le leader incarné laisse partir ce qui n'est plus aligné — les collaborateurs, les idées, les vieilles façons de faire. Non par indifférence, mais parce qu'il a appris que retenir coûte plus cher que laisser aller.


3. De l'inconfort subit à l’inconfort reconnu: Certains leaders subissent l'inconfort et en font fi. Comme si c'était normal de se sentir inconfortable. Le leader incarné explore l'inconfort pour comprendre ce qui se cache derrière et faire les ajustements qui s'imposent pour lui — et non en fonction des autres.


Quelle compétence ou quel projet oseriez-vous mettre de l'avant si vous cessiez de chercher la validation de vos pairs ?

Posez-vous cette question. Honnêtement. La réponse va en dire long.

 

 
 
 

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