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Camino del Norte : quand le chemin décide



Sentier du Camino del Norte surplombant la mer
Sentier du Camino del Norte surplombant la mer



Je vous écris du nord de l'Espagne sur le Camino del Norte, les jambes lourdes et le cœur étrangement léger.

L'an dernier, ma première expérience de Compostelle m'avait profondément marquée. Les belles rencontres, la bonne humeur, les paysages qui s'ouvrent devant soi sans prévenir. J'en suis revenue habitée. Alors je me suis dit : allons-y encore cette année.








Une vue magnifique sur la mer : pourquoi j'ai choisi le Norte


C'est un Basque qui m'a vendu le Norte. Une vue magnifique sur la mer, une cuisine excellente. Un seul point était vraiment important pour moi : la température. Est-ce que le Norte se fait en août?

«Oui, sans problème. Avec l'air de la mer, il fera toujours frais. » Le cœur léger, je suis partie avec mon amoureux.


La mer Cantabrique
La mer Cantabrique

C'est le Camino qui décide


Ce chemin est mythique, avec raison. L'an passé, j'ai appris le fameux « Camino provide ». Cette année, j'ai aussi appris « Camino challenge ».


Jour 1. Mon amoureux est malade, je dois me résigner à marcher seule.


Jour 2. Il est toujours malade. Je marche, mais le Norte a beaucoup plus de dénivelé que le Français de l'an dernier. Je me perds, mon genou me fait extrêmement mal. Je dois arrêter.


Jour 3. Je me mets une attelle et je repars, tranquillement. La descente me fait souffrir — et il y en a, de la descente. Alors je me trouve des trucs. Je m'adapte. Ça va mieux.

Mon amoureux, lui, ne mange presque rien. Son énergie est basse, l'entrain n'y est pas. Il passe un mauvais moment. On s'offre deux jours de congé pour se reposer et retrouver un peu de bonheur.


Puis on repart. Dans du gros dénivelé. Ce n'est pas facile, mais les paysages en valent l'effort.


Et mon plaisir des premiers jours — me baigner à la fin de la journée — n'est plus permis : la galère portugaise s'est invitée sur les côtes basques, et sa piqûre est extrêmement douloureuse.


J'oubliais : le côté convivial de l'an passé n'est pas au rendez-vous non plus. La mentalité est différente.


Bref. Quelle sortie de zone!


Pourquoi je marche : sortir de ma zone de confort


Pourquoi je fais le chemin?


La réponse est simple : pour sortir de ma zone de confort. Et ma zone était devenue très confortable.


Alors dans cet inconfort de tous les jours, je cultive mon intention : la légèreté. Malgré les situations lourdes autour de moi, à chaque pas, je choisis la légèreté. Mon mental est fort, et il continue de s'entraîner.


Sortir de sa zone de confort
Sortir de sa zone de confort

Et la vie devient généreuse


Je vois des paysages extraordinaires. Je rencontre des gens accueillants, fiers de leur culture.


Et ce matin, un groupe de pèlerins guidé par une sœur m'a invitée à partager la prière du matin dans une superbe église. Ils chantaient. Quel privilège. J'en avais des frissons.

Plus je cultive ma légèreté intérieure, plus la vie est généreuse avec moi.

Malgré la rudesse du chemin. Peut-être même à cause d'elle.


Ce que je ramène dans le champ


Si je vous raconte tout ça, ce n'est pas pour vous décrire mes ampoules. C'est parce que c'est exactement le travail que je propose aux Ateliers Satva.


L'inconfort n'est pas l'ennemi. C'est souvent le point de départ vers quelque chose qui nous convient mieux. Le plus difficile, c'est de rester dans l'inconfort un moment afin de bien comprendre son message. L'intention est un allié. Une fois compris, le lâcher-prise fait son travail et c'est le point de bascule.


Dans le champ, avec les chevaux, c'est le même mouvement : on sort du connu, on se laisse déranger un peu, et on découvre ce qu'on porte vraiment.


Si vous avez envie d'expérimenter ce point de bascule sans avoir à marcher des kilomètres, Instinct et connexion a été conçu pour ça. L'inconfort est d'une courte période et le cadeau est grand.


Au plaisir de vous accueillir dans le champ,


Nadia

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